Avancées et défis du processus de paix RDC-Rwanda examinés au Congrès

Le Congrès des États-Unis d’Amérique (USA) a évalué jeudi le processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) et au Rwanda, dans le cadre des Accords de Washington promus par l’administration du président Donald Trump.
Les échanges ont porté sur la mise en œuvre du cadre d’intégration économique régionale, présenté comme un levier potentiel de stabilisation dans la région des Grands Lacs africains.
Selon les intervenants, ce cadre vise à renforcer la coopération transfrontalière entre la RDC et le Rwanda dans des secteurs stratégiques tels que les minerais critiques, les infrastructures énergétiques, la santé publique et les transports.
Les autorités américaines ont réaffirmé l’engagement des USA à soutenir cette initiative à travers un appui diplomatique, une assistance technique et la promotion des investissements privés américains en RDC.
Le dispositif pourrait également s’étendre à d’autres pays de la région, notamment l’Ouganda et le Burundi.
Toutefois, plusieurs participants ont exprimé des préoccupations quant au caractère inclusif du processus. Des élus et experts ont estimé que l’accord met davantage l’accent sur les bénéfices économiques que sur la construction d’une paix durable. L’exclusion de la société civile congolaise, en particulier des femmes et des organisations dirigées par des femmes, a été vivement critiquée, certains y voyant un facteur de fragilisation du processus de paix.
La situation humanitaire dans l’est de la RDC a occupé une place importante dans les discussions. Les USA ont confirmé une enveloppe globale d’environ 2 milliards de dollars d’aide humanitaire destinée à 17 pays en crise, dont une part significative est allouée à la RDC.
Les parlementaires ont plaidé pour un meilleur suivi des financements liés à la protection de l’enfance, à la lutte contre le recrutement des enfants soldats et aux programmes de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR).
Le soutien américain à la mission onusienne Monusco a également été réaffirmé.
Défis persistants
Par ailleurs, les débats ont mis en lumière les défis persistants en matière de gouvernance et de sécurité en RDC. L’insécurité, la corruption et la faible régulation du secteur minier continuent de freiner les investissements occidentaux, selon certains élus.
A Davos, le président Félix Tshisekedi a rassuré que désormais le secteur minier congolais est sous le contrôle des autorités. De même que la lutte contre la corruption est engagée avec la réactivation des organes de contrôle comme l’Inspection générale des Finances (IGF). Le nouveau ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, met en place des réformes qui permettent une lutte acharnée contre la corruption, rassure-t-on du côté des autorités congolaises.
Les responsables américains ont insisté que le partenariat stratégique entre Washington et Kinshasa vise à formaliser le secteur minier et à encourager des investissements responsables.
Enfin, l’audition a insisté davantage sur l’importance des initiatives africaines dans la recherche de la paix. Le rôle de l’Union africaine (UA) a été salué, notamment pour son implication dans la facilitation du dialogue et le suivi politique du processus, avec l’appui d’anciens chefs d’État africains. Les participants ont appelé à un engagement durable du Congrès américain afin d’assurer que l’intégration économique régionale contribue effectivement à une paix inclusive et durable en RDC et dans la région des Grands Lacs
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