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Le Pr Prosper GUBARIKA WA MUDI-WAMBA VANELLA: ‘’J’écris pour que la femme prenne conscience de son rôle éminent dans l


Professeur, vous êtes un homme heureux, vous venez de publier votre troisième roman intitulé l’Aube du Triomphe, en 2017, après un premier Péril en la demeure, en 2016 et un deuxième Rends-la –moi, Ma Rose, Lydie ! Ici à Kinshasa. Quels sentiments éprouvez- vous ?
Vous l’avez dit. J’éprouve la joie et la satisfaction d’un père pour sa très belle fille qui vient de naître naturellement et en parfaite santé, après une attente longue. Ecrire exige beaucoup de sacrifices en termes d’efforts, de travail, d’argent, de temps, de persévérance, etc. 
Car il ne suffit pas de noircir de graffitis  les feuilles blanches,  mais d’écrire, c’est-à-dire de lutter avec sa plume à infléchir la langue, les mots, les phrases aux caprices de notre respiration. Il faut avoir un message à communiquer, quelque chose qui aiderait nos compatriotes à s’améliorer.
Pourquoi écrivez-vous ?
Pour justement exorciser le silence imbécile, lui asséner un coup fatal devant la honte qui sévit dans notre société où la femme doit renaître aux vertus et valeurs sociales qui lui ouvrent les voies de la Liberté et de la responsabilité, le patriote à engager à sauver la patrie des égoïsmes et individualismes retors, le croyant à renforcer sa foi par une connaissance des justes lois divines.  
J’écris pour que la femme prenne conscience de son rôle éminent  dans l’édification de cette nation qui s’effondre.
Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Elles sont de trois ordres : La femme, la patrie, la spiritualité. La femme comme la mère de la nation, le lieu de sa naissance, la patrie comme l’espace de notre existence et de notre perfectionnement intérieur, la spiritualité comme la voie incontournable du salut de cette humanité en ce 21è siècle. 
Ce qui explique que la force de mon écriture et de mon inspiration vient des faiblesses de la femme, de la carence d’un patriotisme véritable et à tout crin, de l’urgence de spiritualité parmi nous.
Le triomphe qu’annonce l’Aube, de quelle nature est-il dans votre roman ?
Il s’agit ici du triomphe de la lumière sur les ténèbres, celui du bon sens sur l’irrationnel. Dans ce roman, une jeune fille, Spéra Koyitté vainc les servitudes maternelles pour une vie plus épanouie et plus vertueuse chez son père, Victorien Koyitté et au milieu de ses autres frères et sœurs. Son passé hors du giron paternel a été un enfer. 
Maintenant, elle a compris la vie et a pris la résolution de la vivre pleinement en s’engageant sur la voie de la spiritualité et donc du perfectionnement interieur. Elle aspire à DEVENIR une vraie femme congolaise pétrie de vertus et prête à assumer son rôle social et patriotique éminent. 
L’Aube du Triomphe comprend 100 pages, des fois les mauvaises langues commente dire il faut plus. Prof. dans le monde de publication, est-ce que, c’est le nombres des pages qui comptent ou soit le contenu. Quel est votre point de vue?
Ce qui compte, c’est le nombre de pages necessaires au contenu et au message à transmettre par le biais de ce genre littéraire, en tenant évidemment compte qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle (genre narratif plus court), mais bien d’un roman (œuvre en prose relativement longue…) et la centaine de pages qui constitue le roman L’Aube du triomphe, me parait suffisant. 
Professeur avez-vous travaillé en synérgie et en symbiose avec d’autres auteurs, qui vous ont accompagné dans ce processus de la publication de votre Roman?
Non, le roman n’est pas une œuvre collégiale !  L’Aube du Triomphe est mon œuvre, le fruit d’un labeur assidu, rédigée de ma main, sur la base de mon expérience existentielle et de mon imagination. 
Qu’il s’agisse donc de son écriture ou de sa publication, tout a été à mes frais.
D’après votre constat, est-ce qu’il y a crise des lecteurs en RDC ou pas. Qu’en dites-vous?
Je n’aime pas les clichés. Non, des Congolais lisent et ils sont en grand nombre, peut-être pas à la cadence qu’aurait bien voulu la voir une certaine classe d’intellectuels donnée. Les problèmes d’édition, de distribution et de vente, etc. sont cruciaux. Le livre a, de ce point de vue, un coût. Malheureusement, tout le monde n’a pas toujours les moyens financiers de l’acquérir, à cause de la précarité de la bourse. 
Nonobstant la tradition orale qui est la notre, les gens lisent quand même et quand ils peuvent. Mon souhait que le lectorat s’élargisse. 
Vous êtes à votre 5ème publication. Est-ce que le monde du Livre a l’avenir en RDC. Si oui par quelle preuve? si non pour quel motif ?
Cette question trouverait meilleure réponse auprès des éditeurs. Quant à l’écrivain que je suis, mon souhait le plus ardent ne peut être que celui de voir le monde du livre prospérer et que son avenir soit plus radieux encore dans notre pays.
Vous êtes Vice-Doyen de faculté. Est-ce que la faculté des lettres  a un monopole plus large des étudiants qui ont souscrit pour l’émergence des lettres ou soit les sciences humaines fait la concurrence déloyale. Qu’en dites-vous ?
La vérité est que nous avons 8 départements à la faculté des Lettres et Sciences Humaines et un nombre relativement important d’étudiants au Département des Sciences de l’Information et de la Communication. Dans l’ensemble, ce sont les facultés des sciences économiques et de gestion et science sociales, politiques et administratives qui sont les plus sollicitées, pour des raisons évidentes…
Est-il normal qu’un Professeur d’Université meurt  sans  pour autant laisser les traces de son savoir sur la planète terre pour les générations futures, sans publication. Votre point de vue ?  
Cela dépend. Le statut de Professeur d’université n’est pas un simple honneur. Il est exigeant. Le fait d’être enseignant à l’université se double forcément du statut du chercheur dans le domaine de sa spécialité. 
A ce titre, il implique que de temps en temps, le professeur publie les résultats de ses recherches pour mieux faire bénéficier à ses étudiants et assistants, de sa science. 
Il est donc normal, pour le besoin de la science et pour le progrès de l’humanité, que le professeur mette sa science au service du monde par des publications utiles et fréquentes. 
Par ailleurs, les conditions de recherche scientifiques sont encore précaires dans notre pays.
Sous d’autres cieux, l’écrivain gagne son pain grâce à sa plume. Quel type de politique le gouvernement peut mettre à la disposition des écrivains ou les hommes de la science en général pour qu’ils soient indépendants?
Vous pouvez avoir raison. Si sous d’autres cieux, le livre nourrit effectivement son auteur à cause du respect de l’organisation structurelle, ce n’est pas le cas chez nous. Où vont les « fonds culturels » dont on parle d’ailleurs peu ? Du coté des particuliers, des initiatives peuvent être prises pour booster ce secteur. 
Pensez-vous rebondir pour dire dans un terme clair la publication en Tome1 et 2 de vos ouvrages qui reste immortels dans le monde du livre? 
Cela dépendra de la nécessité et du message à transmettre. L’important est d’écrire des ouvrages qui peuvent être lus, facilement. Car même les cent pages posent des problèmes à un certain type de lecteurs… qui réclament des œuvres de quantité moindre ! 
Allez-y comprendre quelque chose. On ne peut pas vouloir une chose et son contraire !
Avez-vous un sponsor qui  vous accompagne sur le plan financier en sorte que la publication ne pèse pas sur vos épaules ?
Le sponsoring ou l’aide à l’écriture n’est pas encore de mise chez nous ! On se débat seul comme des diables dans un bénitier ! Vous imaginez les sacrifices ?Le secteur culturel est le ventre mou des politiques gouvernementales. Ce cri d’alarme est lancé également au Ministère de la recherche scientifique. Que chacun prenne ses responsabilités !
Une question de curiosité, quel est votre public cible ?
Les étudiants, les collègues et quelques amis d’abord, ensuite les autres. Mais j’avoue qu’il faut une action publicitaire d’envergure pour attirer du monde. Ce qui n’est pas toujours facile, pour des raisons déjà évoquées. On ne peut parler de mauvaise foi.
Parlons gastronomie: Quel est votre plat préféré? Un peu de vin ou bière pour votre divertissement? Quels sports pratiquez-vous? La lecture en général vous arrange? La musique, vous arrange aussi? Votre dernier mot pour finir ?
Le poisson (de tous genres et sous toutes les formes) au pondu. Un peu de vin, quelques fois. La marche. Beaucoup de lecture, toujours la lecture et toutes les bonnes musiques dont j’ai le goût depuis l’enfance. Je vous remercie de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer dans votre journal. 
Un dernier mot, c’est celui de souhaiter aux jeunes générations de fructueuses lectures, car il y a dans de bons livres une mine d’or à explorer par elles pour leur formation, instruction et édification personnelles. La lecture est l’un des plus beaux voyages dans l’univers tant intérieur qu’extérieur. C’est la nourriture de l’âme et de l’esprit ! J’ai dit.
    

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