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    Connaissez vos droits et défendez les !

Dans son message à la Nation Congolaise Martin Fayulu est formel;le FCC-CACH distrait l'opinion!


L’année 2020 qui s’achève a été une année douloureuse pour notre pays à cause de la COVID-19 et ses externalités négatives mais surtout à cause de la persistance de problèmes structurels. Une fois de plus, je présente mes sincères condoléances à tous ceux qui ont perdu des êtres chers, soit du fait de la COVID-19, soit en raison de la misère, l’insécurité et les guerres qui sévissent dans notre pays. Je soutiens dans la prière ceux qui sont malades et je souhaite un prompt rétablissement à tous ceux qui sont convalescents.
Je prie Dieu Tout-Puissant pour que l’année 2021 soit meilleure pour tous. Mes chers compatriotes,
Face à la théâtralisation de la vie politique observée tout au long de ces deux dernières années permettez-moi de rappeler brièvement la mission du service public et l’essence de l’engagement politique.
En effet, le service public vise, ni plus ni moins, la satisfaction de l’intérêt général et l’engagement politique y rattaché doit être conçu comme un sacrifice au nom de I ‘intérêt supérieur de la Nation. Le fondement même de cet engagement, c’est le pacte social noué avec le souverain primaire auprès duquel on obtient un mandat en bonne et due forme de manière à améliorer son vécu quotidien et lui donner la chance de rêver dans son propre pays. Cela implique, de la part de l’homme ou de la femme politique engagé(e), non seulement des aptitudes, du caractère, de la rigueur et de la discipline mais également l’oubli de soi et un sens élevé du bien commun.
Mes chers compatriotes,
Si je me suis engagé en politique après une carrière professionnelle accomplie, c’est avant tout par patriotisme et sens du devoir, avec  l’idée forte d apporter ma modeste contribution au développement de mon pays. C’est aussi et surtout parce que j’aime mon pays et mon peuple. Je crois en la méritocratie, et je crois en l’expertise pour résoudre les problèmes multidimensionnels et complexes auxquels fait face notre pays. Car, in fine, c’est bien de cela qu’il s’agit : apporter des solutions concrètes aux problèmes quotidiens de la population congolaise.
Mes chers compatriotes,
En toute franchise, avez-vous, aujourd’hui, l’impression que vos conditions de vie s’améliorent? Existe-t-il réellement un pacte social conclu entre vous et ceux qui se sont imposés comme dirigeants? Est-ce que vous pouvez véritablement regarder vos enfants dans les yeux avec la certitude qu’ils auront accès à plus d’opportunités demain? Est-ce que le système éducatif de votre pays est pris au sérieux par l’Etat? Au vu des massacres qui se multiplient, particulièrement dans la partie Est de notre pays, vous sentez vous réellement en sécurité dans votre propre pays?
En cette fin d’année, chacun de vous, chers compatriotes, doit pouvoir se poser ces questions, loin des considérations et passions partisanes mais dans un esprit patriotique. La question fondamentale étant celle de savoir, 60 ans après son indépendance, où va notre pays?
Mes chers compatriotes,
Le développement ne se nourrit pas de slogans. La croissance économique ne s’appuie pas sur des promesses.
Le taux du franc congolais sur le marché de change ne s’ajuste pas en fonction des déclarations de bonnes intentions. L’effectivité de la gratuité de l’enseignement ne se décrète pas, elle se planifie et elle se vit. La lutte contre la corruption n’est pas la mise aux arrêts de manière théâtrale de quelques individus pour jouer sur la perception. En somme, la bonne gouvernance est une affaire de substance. Car, on ne bâtit pas une nation forte sur le mensonge et sur du superficiel.
Si l’on se réfère purement aux chiffres et que l’on se base sur les données empiriques, la situation de notre pays s’est encore considérablement dégradée durant les deux dernières années.
A l’heure où je vous parle, la RDC est presque en cessation de paiement. Autrement dit, le pays n’a pas d’argent pour payer ses créanciers, internes et externes, et surtout il est incapable de réaliser des investissements productifs.
Le niveau des réserves de change de la Banque centrale ne représente que deux semaines d’importation de biens et services. Curieusement, au même moment, on observe des dépassements budgétaires dans toutes les institutions. Concrètement, cela signifie que, derrière le marketing politique d’une supposée lutte contre la corruption, les caisses de l’Etat sont saignées à blanc par un groupe d individus venu dans une logique d’enrichissement illicite.
Pendant que les autres nations du monde, y compris certains pays africains, ont mis sur pied une batterie de mesures pour la prise en charge de leurs citoyens, de leurs ménages et de leurs entreprises afin d’atténuer les effets économiques et sociaux néfastes de la pandémie de COVID-1 9, en RDC les citoyens sont abandonnes a leur triste sort.
Entretemps, au moins 40 millions de congolais souffrent d’insécurité alimentaire. Cela signifie que le pays qui possède la deuxième plus grande superficie de terres arables au monde, après le Brésil, est incapable de nourrir 40% de sa population en 2020.
Au même moment, plus de 6 millions de congolais sont des déplacés internes dans leur propre pays.
Parmi eux, il y a des lemmes, des hommes et des enfants à bout de forces qui passent la nuit à la belle étoile sous le crépitement des balles tout en se demandant s’ils auront la force d’ouvrir les yeux et voir le soleil le lendemain.
A cela, il faut ajouter l’épineux problème de souveraineté que très peu abordent à Kinshasa. Les armées de certains pays voisins se battent sur notre territoire et d’autres encore traversent nos frontières, sans que le gouvernement illégitime ne lève le doigt.
Lorsque j’ai pris mes responsabilités patriotiques pour organiser une marche en octobre dernier afin de tirer la sonnette d’alarme sur la situation sécuritaire à l’Est de notre pays, les ennemis de la République ont violemment réprimé cette action d’éveil des consciences.
En ce qui concerne les infrastructures de base, à ce jour la desserte en électricité dans notre pays est de 8%, tandis que celle en eau potable se situe en dessous de 30% contre 60% en moyenne en Afrique. Neuf jeunes sur dix se trouvent sans travail Nos provinces sont abandonnées et ne reçoivent pas les rétrocessions programmées au budget du gouvernement national. La RDC n’a pratiquement pas de routes. Les routes de dessertes agricoles ne sont ni ouvertes ni entretenues. Les échanges économiques à travers le pays et au sein de chaque province sont quasi inexistants. Les budgets de 2019 et 2020 n’ont pas été réalisés de moitié. La liste n’est pas exhaustive.
En définitive, le constat est sans appel : il y a échec cuisant sur toute la ligne et les perspectives d’avenir ne sont guère reluisantes. Disons le franchement, la RDC est en péril.
Pendant ce temps, le régime FCC-CACH distrait l’opinion. On prend les mêmes acteurs responsables de l’échec et on les recycle dans une blanchisserie baptisée l’union sacrée. Cette transhumance que cultivent certains politiques congolais sans idéal est un véritable cancer pour notre pays.
Très chers compatriotes,
Compte tenu du fait que bon nombre de personnes qui animent les institutions de la République n’ont pas été élus par vous, peuple souverain, ils savent bien qu’ils ne vous doivent rien et donc n ont aucun compte à vous rendre. Vous ne les avez pas élus, pourquoi devraient-ils se sentir concernés par votre souffrance? Ils ne le sont pas. Ils vont continuer à vous faire des promesses creuses tout en saignant les finances de l’Etat. Ils continueront à vous parler d’Etat de droit tout en violant la Constitution et les lois de la république. Ils poursuivront l’œuvre de transgression des principes les plus élémentaires de la morale, particulièrement chrétienne, tout en invoquant Dieu, la bible entre leurs mains. Les codes des interdits et le sens du devoir ont disparu. La raison semble avoir quitté la maison Congo.
Ce qui est plus regrettable, c’est la caution que leur apportent certains acteurs de la communauté internationale qui ne semblent point tirer les enseignements des erreurs du passé.
Ces représentants de vieilles démocraties et d’Etats de droit sont désormais ambigus et même devenus aphones quand il s’agit de défendre les principes que leurs pays prônent. D’aucuns sont même ailes jusqu’a soutenir publiquement les faits flagrants de corruption observés récemment à l’Assemblée nationale. Nous condamnons cette politique de deux poids deux mesures et exigeons du respect de la part de certains de nos partenaires extérieurs.
C’est ici l’occasion pour moi de rappeler à chacune et chacun de vous que les membres du FCC-CACH sont les acteurs responsables de l’Etat morbide actuel du pays et tant que ceux-là même qui se sont caractérisés par les antivaleurs porteront la destinée de notre pays, il est illusoire de penser que le quotidien du Congolais pourra s’améliorer.
Mes chers compatriotes,
Nous avons besoin d’hommes et de femmes politiques en symbiose avec le peuple, qui vont mettre fin à l’absence de l’autorité de l’Etat.
Nous avons besoin de personnes courageuses notamment dans des dossiers actuellement étouffés, tels que l’érection irrégulière et dangereuse de Minembwe en commune rurale; l’invasion de la partie Est de notre pays par les armées de certains pays voisins; le projet de balkanisation de la partie orientale de la RDC notre beau pays ainsi que le pillage de nos ressources naturelles.
Nous avons besoin d’hommes et de femmes politiques qui n’ont pas peur de soutenir publiquement et d’appuyer le combat que mène le Docteur Denis Mukwege pour l’exhumation du ‘Rapport Mapping’ ainsi que l’instauration d’un tribunal pénal international pour la RDC.

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