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Classe moyenne, chefs coutumiers, gouvernement, Bukanga-Lonzo, Covid-19 et consultaions présidentielles en RD Congo : Voici la


La « classe moyenne » en RD Congo est un simple slogan,  l’on veut que la réalité remplace le slogan, quel type de mécanisme efficace suggérer-vous au  gouvernement ?

Bonjour M. Symphorien Katumba ! Il y a quelques temps cette question est très capitale pour notre économie. Un ministre a parlé de « rénover » la ‘’classe moyenne’’ en RD Congo, où en est-on aujourd’hui ! J’ignore. L’idée de la classe est une division économique arbitraire, car moyenne signifie au milieu entre les dignitaires d’un régime bien payé et le commun de la population mal nourrie.  
Je vois que la classe moyenne n’est jamais un cadeau, ça ressemble un peu à la bourgeoisie européenne. 
Il faut donc à la base produire les biens et des services en permanence pour répondre aux besoins d’un pays. 
Selon mon observation, la classe moyenne digne de son nom au Congo exigerait  quatre choses : La première, c’est la paix que Dieu recommande absolument. La deuxième est éducative et normative  c’est-à-dire, il faut  former les professionnels de business ; sélectionner les professionnels par secteur. Par exemple, le transport interurbain, boulangerie, hydrocarbure. Une législation incitative gagnant-gagnant, pour ne pas décourager les commerçants. 
Tertio, financer intelligemment les projets rentables.  Ne pas prendre à la  légère de gré à gré comme l’a révélé le procès de 100 jours. 
En contrôlant la mise en œuvre et le suivi au jour le jour pour les résultats performants et le remboursement du financement étatique. Ce n’est pas une affaire des amis ou des beaux-frères, mais une affaire sérieuse du secteur formel et non pas informel. Au-delà du caractère éducatif et normatif,  il y a une conditionnalité structurelle à charge de l’Etat, car il n’y a pas des classes moyennes valables sans route carrossable avec pont et digue, énergie électrique stable, l’eau en permanence, le carburant à gogo et le système de transport viable. 
Selon l’ONU et l’UA, aujourd’hui le Congo doit aligner homme et femme en ‘’classe moyenne’’, village par village, c’est-à-dire 88 milles entités des bases des classes moyennes, selon la statistique de base du feu Léon de Saint Moulin.  
Vous êtes l’enfant d’un chef coutumier Mibanga Mutombo, ce dernier a rendu de loyaux services à la nation, est ce qu’il a bénéficié de son pouvoir ancestral par l’Etat congolais, qu’en dites-vous ?
Cette question est politique et aussi individuelle, politique en ce sens que le pouvoir coutumier participe au développement et à la pacification nationale disent les lois congolaises. Il existe le statut légal des chefs coutumiers dont ‘’un salaire’’ doit être envisagé. Je ne sais combien de chefs coutumiers sont rémunérés pour récompenser leur service à titre individuel.
 Avant l’indépendance, j’avais vu mon père qui m’a remis son casque et sa tenue  blanche coloniale. Je n’avais rien vu d’autre comme bien reçu de la colonie après l’indépendance, il est mort le 11 juin 1970. L’Etat congolais l’a enterré dignement au cimetière de la Gombe,  je félicite l’Etat pour cela. Je pense à l’énormité des services que les Chefs coutumiers rendent à la nation, à savoir les travaux publics, le développement et la pacification du territoire. Je me rappelle un jour, mon Père comparut à Kipusha mission Protestante pour défendre son territoire, contre l’empiétement des voisins en 1938, devant piégé le juge blanc Buana Ntambue. Mon père décida d’écarter du village jusqu’à 4 Kilomètres au moins les porcs qui transmettaient trop des chics aux enfants mineurs et déforment leurs pieds. Voyez-vous leur rendement du travail leur donna le droit d’être récompensé sérieusement par l’Etat. Dans l’ensemble, selon les statistiques du feu Léon de Saint Moulin des chefs coutumiers sont environ 2.500 groupements en RD Congo.
Me Muepu sortons un peu de l’ordinaire en parlant de la répartition des richesses de l’Etat à la population, est-ce que c’est faisable, si oui de quelle manière ?
Merci pour cette question sur les richesses,  c’est un système de circulation des biens et de service rémunéré à leur juste valeur, ce n’est pas la simple somme d’accumulation de l’argent. Et donc, si la population attend partager ses richesses, il faut que la caisse de péréquation fonctionne, que la rétrocession de 40% soit effective et régulière à la base et au village, que la banque arrive dans les villages. Que l’Etat congolais paie effectivement et régulièrement sa dette intérieure sans exiger la de coté de 20% à 50%. Installer les marchés publics partout  et services à la base, avec l’eau et l’énergie permanente au village. Enfin, moyennant une monnaie stable et agréable à manipuler comme les devises, pas des (blessés de guerre) les billets troués et malpropres.
Il est bien beau que l’argent tourne au pays mais les monétaristes ont leur point de vue, en cas de l’argent en vrac lancer sur le terrain ça ne va pas créer l’hyper inflation ?
Selon l’économie politique, l’équilibre tient compte de l’offre et la demande. Si les papiers monnaies sont rares, il aura la mévente des biens et de services et donc la pauvreté. S’il y a trop d’argent, il ne faut pas chercher la simple consommation, il faut plutôt créer les biens rentables, exemple  avec l’argent de trop, construire des ponts. 
On peut aussi stocker les biens stratégiques : l’or, le diamant, le carburant, produits agricole saisonnier pour réguler le prix, dans la suite immobilier, fabrication des bateaux à louer ou à vendre ;  de cette façon l’équilibre peut être maintenu par la bonne gouvernance.
Comment voyez-vous, moderniser la bonne marche de l’argent sur le terrain sans créer un déséquilibre monétaire sur le terrain ?
J’ai connu l’Africanisation des cadres avant l’indépendance ou les homologues après l’indépendance. Quel rôle joue la nation aux rendez-vous ! Je reprends, c’est une question de dignité nationale, d’abord ensuite c’est une nécessité quand un expatrié part, il est remplacé par un national. 
La souveraineté nationale imposée aux nationaux de développer leur pays, enfin par expérience, la zaïrianisation fut un fiasco par manque de l’or sur le terrain ; car on avait simplement des amateurs de triste mémoire ; lorsque le stock finit, les acquéreurs ne savent plus où commander,  donc le zaïre à l’époque a vécu une tragédie de triste mémoire par manque de leaders professionnels locaux.
Il est aussi de la responsabilité de l’Etat congolais de créer la main d’œuvre locale, avec votre expertise elle joue quel rôle dans un pays ? 
La fois passée dans une autre interview, j’avais proposé de supprimer le budget de type européen et d’imaginer un budget  à repartir moitié moitié entre d’un côté Gouvernement central et Gouvernements provinciaux y compris les Assemblées, Justice, Armée, Université etc. de l’autre côté, 50%  pour le 88 milles villages à raison d’au moins 2 milles dollars chaque mois par village, soit 24 milles dollars pour chaque village, ce qui fait plus que 2 milliards par an. Alors on va  développer dans chaque village l’Agriculture, l’eau, électricité, la santé et l’éducation en particulier.
Vous dites, quand la base est développée, c’est tout le pays qui est développé. Pourriez-vous éclairer l’opinion la politique de la gouvernance qui conduit la base à son développement intégral ?
Merci, je reprends, il y a 26 provinces en RD Congo, 88 milles villages. Un proverbe en Kisonge dit « Kilayi Mbukalanga Anka Kisuku, Mbusenji »  la route est une civilisation mais la brousse est pour le primitif.  Donc, si les 88 milles villages ont l’eau, l’électricité l’habitat, l’alimentation, la santé, l’éducation avec Télévison, Radio, journaux et informatique ne voyez-vous pas la RDC se développer ! Surement oui.
Parlons du Corolamb, un produit d’un fils du pays inventeur M. Kabemba Lambert,  avez-vous déjà  fait l’offre de vente publique pour une large consommation ? Est-ce que son Excellence Ministre de la Santé, vous a reçu en audience concernant ce protocole?
Le Corolamb vient du Coronavirus Lambert combinés, il ne peut -être commercialisé que sur l’autorisation du gouvernement, je suis le Cabinet d’Avocat Conseil. 
J’affirme que les démarches sont en bonne voie auprès du gouvernement, en attendant les volontaires qui l’on goûté dont mon fils Nicolas ils ont exalté la vertu naturelle de Corolamb qui est tiré de nos arbres de la RDC et non pas de la chimie européenne. 
J’ajoute pour terminer, que l’OMS, union européen suivent attentivement notre schéma et on décerne une couronne salutaire à M. Lambert pour cette trouvaille unique à partir de notre nation, c’est donc à féliciter et à soutenir pour sauver le monde malade.
Ce sont plutôt ces collaborateurs qui ont accueilli Mr Lambert et l’ont recommandé auprès du  Comité national d’éthique le  texte et la création du produit, nous attendons ces résultats pour vulgariser la consommation dans le monde. Je remercie le Ministre de la Recherche Scientifique et de la Santé pour avoir facilité l’examen au Comité national d’éthique on attend, 6 mois c’est trop.
Me Muepu l’affaire Agro-alimentaire de Bukanga-Lonzo fait couler beaucoup d’encre et salive, l’on signale un détournement de 285  millions USD selon l’Inspection générale des finances(IGF). D’après vous comment faut-il mettre fin au système de la maffia et  la corruption en RDC ?
C’est une catastrophe. A leur place, j’aurais reparti cet argent entre différents  villages pour une Agriculture rentable dans les 26 provinces, selon ma théorie des villes vertes et des villages verts c’est-à-dire une Agriculture à domicile et contrôlable par les Agronomes professionnels intègres et vouée aux biens communs de la RDC. 
La justice indépendante doit frapper très fort les détourneurs, et destructeurs des biens publics.
Certaines langues disent qu’il faut réduire la taille  du « gouvernement central », éviter le budget budgétivore et permettre de réduire  le nombre des ministres, leurs salaires pour une bonne gouvernance. Qu’en dites-vous ?
La colonie du Congo Belge avait seulement le gouverneur général 2 ou 3 vices gouverneurs généraux à Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani, et 8 directeurs généraux qui ont tenu en première ligne l’exportation mondiale. Et, après l’indépendance Monsieur Moïse Tshiombe n’avait que 12 ministres qui ont fait  le bonheur du Congo en son temps. 
Quand M. Tshiombe passait les enfants chantaient pi pi pi voyant Tshiombe en guise de joie et on mangeait bien, on combattait le mulélisme de Kivu et de Kisangani par le colonel Mulamba. Si on a réussi avec peu des gens, faut-il 50 à 60 ministres sans résultat performant ! En mon sens il faut réduire les postes ministérielles au maximum à 35 postes avec un émolument qui ne dépasse pas 5.000 $ par individu.
Pour terminer, le cercle littéraire « la plume inspirée » et l’édition Bouwa sont à la une de l’actualité culturelle, ils  poursuivent quel objectif et mission ?
.Deux façons orientent cette question, la première la décision d’une telle entreprise dépasse les capacités managériales des congolais. 
Le cercle littéraire la plume inspirée que je dirige joue un triple rôle: convier les écrivains aux échanges culturelles et scientifiques ici au siège ou ailleurs. 
Deuxièmement admettre dans la confrérie des écrivains tous les jeunes écrivains nationaux qui veulent adhérer à L’UNION DES ECRIVAINS DU CONGO (UECO) enfin aider tout les citoyens nationaux ou étranger à diffuser leur pensée par écrit, pour cela le cercle organise 3 évènements par an : pâques, 30 juin et fin décembre.
Le mot de la fin notamment sur ‘’les consultations présidentielles’’ ?
J’appuie les consultations. C’est démocratique, car j’ai vu le Chef de l’Etat descendre de son char de combat pour aller vers le peuple d’abord. Davantage, il faut rebâtir le pays. Avant avant, oublier  tout ce qui nous bloque, voilà mon message.
En outre, votre journal ‘’l’Explorateur’’ est le bienvenu chez nous, il nous renoue avec toute la nation en pensée et en action. 
Je souhaite nous revoir encore pour enrichir l’histoire nationale du Congo. Je vous remercie d’être venu et je suis toujours disposé à vous accueillir au siège de notre cercle littéraire la plume inspirée pour que vérité toujours vérité et l’intégrité morale comme nous recommande le Dieu créateur.
Propos recueillis par Symphorien Katumba

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